Habiter un espace de faible densité

Géographie 6ème

Habiter un espace de faible densité

1.Habiter les espaces à fortes contraintes naturelles

Les différents types de contraintes naturelles
Il est plus difficile pour les hommes de s’installer en dehors des régions tempérées car l’agriculture et la survie des hommes dépendent d’abord des températures trop élevées ou trop basses de certaines régions.
De même, le relief parfois très accidenté et l’altitude trop élevée limitent le développement de l’agriculture mais aussi les déplacements des hommes.
Quant à l’isolement de certains espaces sur la planète, il contraint les hommes dans leur accès aux ressources car il leur faut alors parfois faire de longues distances pour y avoir accès.
La végétation dense de certaines régions équatoriales rend difficile le développement de sociétés humaines en réduisant les possibilités d’y cultiver des terres.
Mais, depuis toujours, l’homme s’adapte aux contraintes naturelles rencontrées, que ce soit pour des raisons de survie, culturelles ou par choix économique. Dans les déserts du Sahara ou de Namibie, les hommes sont restés nomades pour survivre. Mais dans le Sahara, d’autres ont construit des villes pour y exploiter le pétrole ou le gaz naturel.

De nombreux aménagements facilitent l’adaptation des hommes aux contraintes naturelles: tunnels, ponts, barrages, digues etc… Ainsi certains aménagements permettent à des espaces à fortes contraintes de devenir des espaces ayant des atouts économiques : c’est le cas des stations en montagne.
Cependant, les aménagements humains entraînent des phénomènes de pollution ou de gestion de ressources qui menacent la biodiversité de ces espaces.
En somme, l’intensité des contraintes dépend de la société qui y est confrontée et de son niveau de développement. Les espaces de faible densité sont très différents. Ils reflètent des modes d’habiter et de relations au territoire différents. Les espaces de faible densité ne sont pas figés mais au contraire marqués par des dynamiques diverses et en relation avec le monde.

2. Habiter un espace de faible densité vocation agricole
Les espaces agricoles dans le monde
La population mondiale est de plus en plus une population urbaine (55% d’urbains pour 45% de ruraux environ). Mais en Afrique et dans une grande partie de l’Asie la population rurale est encore majoritaire dans certaines
régions. Pour autant, ces espaces ne sont pas densément peuplés et concentrent surtout des activités agricoles.

3. Les espaces agricoles dans les pays développés
Dans les pays développés, c’est l’agriculture intensive et commerciale qui domine.
Complètement mécanisées, les exploitations agricoles connaissent ainsi de forts rendements dont les productions
sont destinées aux consommateurs dans les villes. Les espaces agricoles de ces pays sont intégrés la plupart du temps à la filière agro-alimentaire (exemple aux Etats-Unis, l’Etat du Texas a développé une forte industrie du bœuf). Cependant, ce type de développement agricole entraîne des dégradations importantes de l’environnement en polluant les eaux et les sols.

4. Les espaces agricoles des pays en voie de développement
Dans ces pays, c’est une agriculture traditionnelle et vivrière qui est pratiquée. Mais elle ne permet pas toujours
de nourrir tous les nombreux habitants des campagnes qui préfèrent fuir vers les villes. Cet exode rural provoque ainsi la désertification des campagnes de ces pays.
Les agriculteurs cherchent donc à mettre en culture de nouvelles terres mais souvent au détriment des forêts comme pour les fronts pionniers d’Amazonie.
Il reste que certaines campagnes, financées la plupart du temps par des organisations internationales, se modernisent en introduisant de nouvelles cultures comme le coton ou le café et transforment leur agriculture en une agriculture commerciale.

Conclusion : en somme, ces espaces sont soumis à des évolutions accélérées : croissance démographique, pression sur les ressources, insertion dans la mondialisation… Désormais les espaces de faible densité sont connectés au reste du monde. Leur insertion est liée à l’exploitation de matières premières, à l’ouverture de fronts pionniers, ou encore à la mise en tourisme du territoire. Ces dynamiques, notamment observées à des échelles fines, amènent à relativiser la contrainte ; ainsi le résident permanent ne porte pas nécessairement sur la contrainte le même regard que le pratiquant occasionnel, comme le touriste et le travailleur temporaire. Elles sont sources de conflits d’usages et d’acteurs.

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