L’autobiographie

L‘autobiographie peut être définie ainsi :
“Récit rétrospectif en prose que quelqu’un fait sur sa propre existence quand il met l’accent principal sur une vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité.” (Ph. Lejeune, Le Pacte autobiographique) Dans l’autobiographie, il y a donc identité entre auteur, narrateur et personnage.

Les Confessions de Rousseau répondent bien à cette définition; on y trouve toutes ces caractéristiques :
– C’est un récit, dans lequel personnage central est aussi le narrateur et l’auteur. Cela n’empêche pas que le narrateur possède un certain recul par rapport au héros présenté dans les premières lignes : alors que l’enfant, puis l’adolescent, ignorent ce que le sort leur réserve, le narrateur, devenu adulte, profite de l’expérience. Il sait par exemple ce qui va arriver à son personnage, autrement dit à lui-même ; il connaît les conséquences de certains actes.
– D’autres que Rousseau ont écrit sur eux-mêmes : Le Cardinal de Retz (XVIIe siècle), le Duc de Saint-Simon (XVIIIe), Casanova (XVIIe) ; plus tard Chateaubriand (XIXe), le Général de Gaulle ou Malraux (XXe). Chacun d’eux a écrit des “Mémoires” (Chateaubriand les nomme Mémoires d’outre tombe), mais contrairement à Rousseau (et aux autres auteurs d’autobiographies qui proposent une réflexion sur leur propre personnalité), les auteurs de mémoires réfléchissent surtout sur leur action publique.

Le pacte autobiographique
C’est l’affirmation dans la texte de l’identité qui existe entre auteur, narrateur est personnage.
Chez Rousseau, ce pacte se trouve dans le préambule. Le projet relève donc du genre autobiographique, mais il s’apparente aussi, par certains aspects, à d’autres genres.

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