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La scarification

Prévention santé

LA SCARIFICATION

Dans certaines sociétés traditionnelles, les scarifications sont un rituel de passage ou marquent l'appartenance à un groupe. Ici, il s'agit plutôt de l'expression du mal-être jeune. La scarification consiste à s'entailler la peau des poignets, bras, parfois des cuisses et du ventre à l'aide d'un objet tranchant, généralement un rasoir ou un cutter.

 

On distingue deux sortes de scarifications : en relief et en creux. Les premières s'obtiennent en incisant la peau, les deuxièmes en enlevant une partie de l'enveloppe superficielle. Toutes ces blessures restent bénignes (cutting). Une autre méthode de mutilation consiste à brûler superficiellement la peau (burning, ou branding).
Un traitement est ensuite appliqué directement sur la scarification pour limiter les risques d'infection et empêcher les blessures de cicatriser normalement.

 

Cette pratique est de plus en plus fréquente chez les adolescentes. Moins concernés, les garçons préfèrent diriger leur souffrance vers l'extérieur plutôt que sur leur corps. Cependant, en France la scarification reste encore taboue, on ne trouve pas de chiffres sur ce phénomène.


Aux Etats-Unis, les automutilations toucheraient plus de 3 millions de personnes, ce qui représente 10% des hospitalisations de jeunes adolescents.

 

Les motifs demeurent mystérieux, mais les jeunes qui se mutilent expriment un profond mal-être, une douleur psychique parfois insupportable. En se coupant, la douleur se matérialise, elle prend corps et devient ainsi plus facile à gérer. Parfois, la scarification est suivie d'un sentiment d'apaisement. Ce sentiment ne dure pas, puisque les mutilations reprennent, pour faire place à une véritable addiction.

 

La scarification est un véritable appel à l'aide et les cicatrices jouent un rôle important. Elles se cachent ou se dévoilent selon les circonstances. La souffrance psychique ne trouve pas les mots pour s'exprimer, c'est le corps qui prend le relais.

 

Il est important de trouver quelqu'un à qui parler de ses souffrances : ami, médecin, professeur en qui l'on a confiance, infirmière scolaire... Et si le besoin d'anonymat est nécessaire pour libérer la parole, des lieux comme les Points Ecoute Jeunes ou le Fil Santé Jeunes (0 800 235 236 ) existent. Ils sont là pour apporter un soutien à ceux qui le souhaitent.

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