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Découverte d'une protéine agissant contre le SIDA

C'est au cours de l'année 2003 qu'Eric Chabrière, chercheur à Nancy découvre une mystérieuse protéine humaine baptisée Human Phosphate Binding Protein (HPBP).
Afin de poursuivre ses investigations, il rejoint en 2007 l'Université de Marseille, pour y créer une petite équipe dédiée à la recherche en biocristallographie, biotechnologie et enzymologie structurale.

« C'est en partant de travaux, notamment américains, effectués sur une protéine voisine ayant des capacités antivirales et anti VIH, que nous avons décidé de nous intéresser aux éventuelles propriétés de même type que pouvait présenter la HPBP », explique Eric Chabrière.

 

Les expériences « in vitro » ont montré que cette protéine « a la capacité d'inhiber la réplication du VIH de façon plus puissante que le médicament AZT (trithérapie) par une nouvelle voie encore inexplorée. Ces données suggèrent que cette protéine pourrait être une nouvelle piste de traitement contre le VIH, en particulier contre les souches résistantes aux trithérapies »

Cependant Eric Chabrière précise qu' « il ne s'agit pas de dire qu'on va remplacer la trithérapie ! D'autant qu'il y a encore un gros travail à mener. Mais il y a en perspective un traitement complémentaire ou orienté vers les souches résistantes ».

Le chercheur affiche néanmoins son espoir. « Il s'agit désormais, après ces expériences in vitro, de mener d'autres tests, notamment toxicologiques. Mais cette protéine étant humaine, nous avons de bonnes chances d'obtenir des résultats probants. Il nous faudra environ un an pour évaluer les effets secondaires, explorer les possibles applications avant un éventuel passage à la phase de développement pharmaceutique qui demande plusieurs années. »

 

Les investigations vont donc se poursuivre au sein de l'AFMB (Architecture et Fonction des Macromolécules Biologiques), laboratoire internationalement reconnu en biologie structurale dont la recherche fondamentale de pointe à déjà conduit au développement d'enzymes permettant la conversion du sang en donneur universel.

Souhaitons bonne chance à cette équipe pour qu'elle arrive à mettre au point un autre traitement efficace contre ce fléau.

 

Pour rappel, il y a 33.2 millions de séropositifs dans le monde.

Sources : Interview d'Eric Chabrière par l'Est Républicain.

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