SANTE

Santé étudiante

 

Santé étudiante : 15 % des jeunes ont renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des six derniers mois

Source : www.keek.fr

"15 % des jeunes interrogés déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des six derniers mois" selon l'Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (Usem), qui vient de publier une nouvelle enquête sur la santé des étudiants.

La 7e édition de ce baromètre a pour objectifs de connaître l'état de santé des étudiants, d'analyser l'évolution de leur perception sur leur santé, d'adapter les actions de prévention et de dégager les besoins des étudiants.

L'enquête, menée sous forme de questionnaire anonyme auprès de 60 000 étudiants sélectionnés de façon aléatoire par sept mutuelles, a plusieurs objectifs :

De prime abord, la situation semble convenable : 95,4 % des étudiants déclarent être en bonne santé et 80 % ont vu un professionnel de santé au cours des 12 derniers mois. Mais en réalité, ces chiffres masquent des différences en fonction de leur situation personnelle. Ainsi, seuls 80 % sont couverts par une complémentaire santé (contre 94 % de la population globale) et l'attitude face à la maladie n'est pas toujours la même : 63,5 % des sondés logeant chez leurs parents vont voir un médecin lorsqu'ils sont malades tandis que 55 % de ceux vivant en colocation restent passifs et attendent que cela passe.

Stress, drogue, alcool

Plus grave : 20 % des étudiants en résidence universitaire ont renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des six derniers mois (contre 10,9 % de ceux vivant en famille). Face à ces constats, l'Usem propose la création d'un "chèque santé étudiant" pour faciliter l'accès à une complémentaire santé, qui reste ma véritable clé d'accès aux soins.

Côté stress et sommeil, cela ne va pas mieux : plus d'un étudiant sur trois déclare avoir du mal à gérer son stress et un étudiant sur cinq déclare mal dormir. Triste parralèle : un étudiant sur cinq a une consommation d'alcool excessive...

Et le cannabis n'est pas en reste : 16,1 % des sondés déclarent une expérimentation ou une consommation par le passé et et 17,7 % une consommation dans les douze derniers mois. Même le poppers a le vent en poupe : 6,5 % en ont déjà expérimenté ou consommé par le passé et 6,9 % disent en avoir pris dans les douze derniers mois. Depuis 2007, l 'augmentation est forte, passant de 2,2 % à 6,9 % en 2011.

Face à ces comportements à risques, il devient urgent que les autorités agissent autrement qu'en finançant des spots publicitaires...

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