SANTE

Rupture amoureuse

La rupture amoureuse est aussi dure que l'addiction à la cocaïne selon le Journal of Neurophysiology

Source : Keek.fr
Par Riddick le 21 août 2011

La rupture, ça fait mal ; pas besoin d'être un scientifique pour savoir ça. Mais pour ceux qui en douteraient encore, des chercheurs ont publié un article dans le Journal of Neurophysiology. Le propos est simple : il existe une ressemblance très nettre entre ce que l'on ressent lors d'un rejet amoureux et les effets d'une addiction à la drogue.

Les chercheurs rapprochent plus précisément la douleur qui suit la rupture au besoin extrême de cocaïne. Ils expliquent pourquoi nos actions et sentiments après un rejet amoureux sont parfois difficiles à contrôler et peuvent mener aux mêmes résultats extrêmes : harcèlement, meurtre, suicide, dépression...

« Le rejet amoureux est une cause majeure de suicides et dépressions. Nous savions très peu de choses dessus. Comprendre les systèmes neuraux impliqués est extrêmement important pour avancer nos connaissances basiques de l'amour romantique intense en général, et des réponses au rejet en particulier. »

L'étude a été réalisée au moyen d'un "petit exercice" après que quinze étudiants masculins et féminins hétérosexuels récemment célibataires et toujours intensément amoureux de leur ancien partenaire aient fournit une photographie de l'ancien amour de leur vie aux scientifiques.

Branchés sur un appareil d'imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle, les étudiants ont dû observer cette photo avant d'effectuer un exercice de mathématiques pour se changer les idées, puis de regarder la photographie d'une autre personne de leur entourage, et de recommencer l'exercice de maths.

Tout ça, cinq fois de suite (excusez du peu).

Les chercheurs se sont alors aperçus que les zones du cerveau stimulées par la photographie d'un être aimé sont celles qui contrôlent la motivation et la récompense ; les mêmes qui sont normalement associée à l'addiction et au besoin intense de drogue, et celle associée à la détresse et à la douleur physique.

En guise de consolation : on constate que plus le temps passe, moins la zone du cerveau liée au sentiment d'attachement est stimulée en regardant la photo. Bref, pour guérir d'une peine de coeur, on n'a pas encore trouvé mieux que de laisser faire le temps... et de se changer les idées !

©WapEduc

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