SANTE

Le SIDA


 L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans.

En 2006, près de 8 000 adultes et enfants sont décédés chaque jour du SIDA.

Le VIH est une infection absolument évitable, et des progrès prometteurs sont observables à cet égard. Même en l’absence de vaccin, les adultes peuvent se prémunir contre le VIH par la modification de leurs comportements, le recours aux préservatifs et par d’autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres.

- Huit des onze études portant sur des pays subsahariens indiquent que le pourcentage des jeunes ayant des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans a diminué, et que le recours aux préservatifs a augmenté.

- Dans certains pays, 60 % des femmes séropositives enceintes reçoivent une prophylaxie antirétrovirale visant à prévenir la transmission du virus de la mère à l'enfant.
- Au Zimbabwe, le taux national de prévalence du VIH chez les adultes a diminué, celui des femmes enceintes étant passé de 30 à 32 % en 2000 à 24 % en 2004.

En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l'état de santé d'une population à un instant donné. Pour une affection donnée, elle est calculée en rapportant à la population totale, le nombre de cas de maladies présents à un moment donné dans une population (que le diagnostic ait été porté anciennement ou récemment). La prévalence est une proportion qui s'exprime généralement en pourcentage.

- Un déclin de la prévalence est également observable dans des pays tels que le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda, déclin qui se limite toutefois à certains groupes ou certaines régions et n’est pas assez généralisé.

-  Le taux de prévalence diminue également dans les zones urbaines au Burkina Faso, au Burundi, en Côte d’Ivoire et au Malawi, surtout chez les femmes enceintes et les jeunes femmes.
- Le SIDA est une maladie qui atteint de plus en plus les jeunes femmes. Cinquante-neuf pour cent des personnes séropositives en Afrique sont des femmes ; les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois (et, dans certains endroits, de quatre à cinq fois) plus élevé d’être infectées par le VIH que les hommes de la même tranche d’âge, ce qui tient pour l’essentiel à l’inégalité entre les sexes, au manque d’instruction et au faible statut socio-économique. Plus que jamais, une stratégie multisectorielle ciblée s’impose pour s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité entre les sexes qui alimente la propagation de l’épidémie.

- Les investissements dans la recherche et le développement de nouvelles technologies et de nouveaux instruments qui donneraient aux femmes les moyens de mieux se protéger doivent se poursuivre, surtout dans les domaines des microbicides et de la prophylaxie pré-exposition (PREP) auxquels la 16e Conférence internationale sur le SIDA de Toronto  a fait une large place.

- Malgré les signes de progrès récemment observés, notre vigilance ne saurait se relâcher car d’autres épidémies se profilent à l’horizon. En effet, la consommation de drogues injectables devient un facteur de risque élevé dans certaines parties du Kenya, de Tanzanie, du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de Maurice, et une hausse des taux d’infection se dessine chez certains groupes en Ouganda et au Mozambique, ce qui pourrait réduire à néant les progrès de la décennie écoulée.

- Le VIH/SIDA est de plus en plus associé au développement de souches dangereuses d’autres maladies chroniques telles que la tuberculose ultrarésistante (XDR-TB), qui pourrait favoriser la propagation de la tuberculose si elle n’est pas maîtrisée. Il se confirme que le paludisme est plus grave et fréquent chez les adultes séropositifs, ceux-ci courant un risque trois fois plus élevé de devoir recevoir un traitement clinique pour cette maladie que les adultes non infectés par le VIH.

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